Concrete Mirror

CONCRETE MIRROR
« Concrete Mirror » est une oeuvre combinant les processus de recherche anthropologique et ceux de l’art visuel. Depuis septembre 2017, Noara Quintana, plasticienne brésilienne, et Alex Ungprateeb Flynn, anthropologue et commissaire d’exposition britannique, travaillent avec la communauté brésilienne de Paris sur l’émergence d’un imaginaire politique des frontières poreux, explorant l’intense croisement de la subjectivité et l’immigration.
Le point d’appui de l’exposition est ethnographique: à travers une série de workshops, les artistes ont convié des membres de la communauté brésilienne à imaginer leurs relations avec le Brésil à travers un ou des objets particuliers de leur choix. Ces objets sont devenus l’origine pour des rencontres autour d’un café, des barbecues, des débats politiques, des déjeuners, des concerts, des promenades – en bref, des rencontres quotidiennes avec des amis. Ils sont issus de moments de concrétisation de la façon d’être brésilien à Paris, d’exister en miroir entre de multiples localisations et conceptions de soi, d’être construit par, mais en même temps, incarner l’autre, de réfléchir sur une politique à la fois lointaine mais qui, à des certains moments critiques, est ressentie dans une très grande proximité.
Cette méthode de travail ancre l’approche des artistes dans un processus génératif de déplacement, d’oscillation entre des mondes reliés et de réalisation de soi en étroite coopération avec les Autres: une démarche qui permet ainsi une intervention spéculative, intégrée, dans des conversations et des expériences partagées, et conduit vers un imaginaire politique collaboratif.
L’exposition intègre un projet plus large des dialogues, des workshops et des open studios que ont réuni des chercheurs et des penseurs issus de différents domaines autour d’une métaphore exprimant les modes distincts dans lesquels la forme est acquise, conquise, contre le mouvement qui cherche à l’immobiliser. Entre la flexibilité et la sédimentation, la France et le Brésil, l’anthropologie et l’art contemporain, le projet cherche à créer ainsi un dialogue horizontal intense entre des processus de recherche partageant des similitudes tout en restant conscients des singularités importantes qui les opposent. À cet égard, la plateforme reprend les expérimentations relationnelles développées par Lygia Clark et Helio Oiticica dans l’art brésilien durant les années 60 qui servent comme point de départ d’une réflexion sur le croisement des imaginaires dans le Brésil d’aujourd’hui. En s’attachant aux relations entre esthétique et politique, « Concrete Mirror » met l’accent sur la rencontre des altérités —notamment celles représentées par les peuples autochtones—, celles issues des contre-histoires qui s’écrivent aujourd’hui depuis les vestiges coloniaux, celles qui s’écrivent depuis l’idée d’un pays en attente d’avenir.CONCRETE MIRROR
« Concrete Mirror » est une oeuvre combinant les processus de recherche anthropologique et ceux de l’art visuel. Depuis septembre 2017, Noara Quintana, plasticienne brésilienne, et Alex Ungprateeb Flynn, anthropologue et commissaire d’exposition britannique, travaillent avec la communauté brésilienne de Paris sur l’émergence d’un imaginaire politique des frontières poreux, explorant l’intense croisement de la subjectivité et l’immigration.
Le point d’appui de l’exposition est ethnographique: à travers une série de workshops, les artistes ont convié des membres de la communauté brésilienne à imaginer leurs relations avec le Brésil à travers un ou des objets particuliers de leur choix. Ces objets sont devenus l’origine pour des rencontres autour d’un café, des barbecues, des débats politiques, des déjeuners, des concerts, des promenades – en bref, des rencontres quotidiennes avec des amis. Ils sont issus de moments de concrétisation de la façon d’être brésilien à Paris, d’exister en miroir entre de multiples localisations et conceptions de soi, d’être construit par, mais en même temps, incarner l’autre, de réfléchir sur une politique à la fois lointaine mais qui, à des certains moments critiques, est ressentie dans une très grande proximité.
Cette méthode de travail ancre l’approche des artistes dans un processus génératif de déplacement, d’oscillation entre des mondes reliés et de réalisation de soi en étroite coopération avec les Autres: une démarche qui permet ainsi une intervention spéculative, intégrée, dans des conversations et des expériences partagées, et conduit vers un imaginaire politique collaboratif.
L’exposition intègre un projet plus large des dialogues, des workshops et des open studios que ont réuni des chercheurs et des penseurs issus de différents domaines autour d’une métaphore exprimant les modes distincts dans lesquels la forme est acquise, conquise, contre le mouvement qui cherche à l’immobiliser. Entre la flexibilité et la sédimentation, la France et le Brésil, l’anthropologie et l’art contemporain, le projet cherche à créer ainsi un dialogue horizontal intense entre des processus de recherche partageant des similitudes tout en restant conscients des singularités importantes qui les opposent. À cet égard, la plateforme reprend les expérimentations relationnelles développées par Lygia Clark et Helio Oiticica dans l’art brésilien durant les années 60 qui servent comme point de départ d’une réflexion sur le croisement des imaginaires dans le Brésil d’aujourd’hui. En s’attachant aux relations entre esthétique et politique, « Concrete Mirror » met l’accent sur la rencontre des altérités —notamment celles représentées par les peuples autochtones—, celles issues des contre-histoires qui s’écrivent aujourd’hui depuis les vestiges coloniaux, celles qui s’écrivent depuis l’idée d’un pays en attente d’avenir.

Noara Quintana
Naora Quintana